Notes: la droite en France, Que sais-je

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Notes: la droite en France, Que sais-je

Message par Hughito le Lun 30 Mar - 20:40

Pas de définition précise de la droite. Au début, droite est cléricale.



Trois familles idéologiques. Les légitimistes (droite traditionaliste), les orléanistes (droite libérale ) et les bonapartistes (droite autoritaire).

Fin du siècle, deux autres courants apparaissent: le nationalisme conservateur et la « droite révolutionnaire » (ou préfascisme).

La droite libérale et la droite autoritaire peuvent être qualifiées de droite classique, les trois autres de droite autoritaire.

11 septembre 1789, séparation de l'assemblée en deux groupes: partisans d'un pv royal fort à droite, avec droit de veto sur les lois, partisans d'un régime constitutionnel à gauche.


1879: le Sénat passe aux Républicains. Mac Mahon démissionne le 30 janvier. Remplacé par le républicain Jules Grévy.
Disparition du prince impérial le 1er juin porte un coup mortel au parti bonapartiste, qui se divise alors en deux camps. Henri V meurt le 24 août 83.
Plus d'obstacles au ralliement des légitimistes qui n'ojnt jamais eu confiance dans le prétendant orléaniste. Rameau contre-révolutionnaire étiolé. Mais les droites ne sont pas complètement désagrégées. Bonne positions dans l'Eglise, l'armée, la marine, le corps diplomatique, l'administration, le monde des affaires, les professions libérales.

Droite et République.

Les républicains commencent par consolider leur conquête et empêcher toute restauration monarchique. Création de l'enseignement gratuit, obligatoire, et laïque.
Elections de 1881, la droite n'obtient que 88 sièges sur 545.
Formation d'une « Union des droites » (royalistes et bonapartistes).
Elections de 1885: 3,5 millions de voix, 201 députés contre 383 élus et 4,5 millions de voix pour les Républicains. Plus de majorité possible.
Les ministères se succèdent. Fragilité qui alimente une vague d'anti-parlementarisme, portée à son comble par le scandale des décorations (affaire Wilson) en 1887.

* Le boulangisme: officier de gauche au début. Voir le cours.
Monarchistes doivent se ranger derrière lui, dépassés par leurs électeurs. Ralliement de radicaux. blanquistes, bonapartistes, antiparlementaires, militants de la ligue des Patriotes.
Résurgence d'un courant idéologique bonapartiste.
Avec la chute de Boulanger, échec des droites coalisées.

Evolution du radicalisme vers le centre gauche.



Mai 82: Ligue des Patriotes créée. Elle verse dans l'antiparlementarisme sous l'influence de Paul Déroulède, sous le boulangisme. Evolution vers la droite.

En 85, un seul député de droite défendait la politique coloniale de Ferry; à partir du boulangisme, tendance changee. Droite se teinte de nationalisme et d'antiparlementarisme.
Scandale de Panama en 1892 suffit à déclencher une nouvelle éruption.

Principe monarchique discrédité par l'aventure boulangiste, où les royalistes se sont fourvoyés.
Une partie de la droite est prête à se rallier à la forme républicaine du régime.

Eglise va reconnaître la République, afin de la changer de l'intérieur. Constitution d'un parti catholique et républicain, « l'Action libérale ».
Trouble des catholiques. Les orléanistes se rallient à la République par réalisme, mais les légitimistes ont pour la plupart du mal à suivre l'avis pontifical.
Font courir le bruit que le souverain pontife est franc-maçon. Vent de gallicanisme souffle à nouveau sur la droite ultra.
Entre ralliement et fidélité aux princes, la position hésitante de certains journaux catholiques comme La Croix traduit l'embarras des milieux traditionalistes.

Elections de 93: échec pour les ralliés, qui n'ont que 35 élus contre 60 aux monarchistes. A de Mun et Jacques Piou, noyaux du parti catho et républicain, sont battus.
Mais évolution de voix catholiques vers le centre-droit, qui ne se portent plus vers les candidats royalistes mais vers les « républicains de gouvernement », opportunistes ou progressistes. Ceux ci mettent un frein aux mesures de laïcisation afin de gagner l'appui d'électeurs modérés. Nouvelle génération de républicains plus conciliants à l'égard de l'Eglise: Poincaré, Barthou...

Catholiques semblent sortir du ghetto politique dans lequel ils ont été maintenus depuis le départ de Mac Mahon, mais cette évolution va être retardée par l'affaire Dreyfus.

L'affaire Dreyfus. 1895.

Déformation du combat politique. Les vieilles formations représentées au Parlement sont débordées; Ligue des droits de l'Homme chez les dreyfusards, Ligue des Patriotes, Ligue antisémitique française, et surtout Ligue de la Patrie française chez les antidreyfusards.

Conséquences politiques: les partis de droite soutiennent l'autorité de la chose jugée. Hostiles à la révision d'un procès dangereux pour l'honneur de l'armée.
Engagement de la majorité des catholiques aux côtés des antidreyfusards ranime un anticléricalisme qui sert de ciment à une gauche divisée sur la question sociale.
L'affaire Dreyfus à rendu impossible la réconciliation des droites avec le régime et la poursuite de « l'esprit nouveau ».

juin 1899: Majorité de de « défense républicaine » se constitue. Waldeck-Rousseau et Emile Combes. Politique anticléricale.

Les républicains de gvt, appelés encore progressistes, sont séparés en deux. Minorité qui redoute plus le péril clérical que la menace collectiviste, se tourne vers la gauche et forme l'Alliance démocratique. La majorité est rejetée dans l'opposition et s'organise dans la Fédération républicaine.

Passés à droite. Occupent la place des orléanistes dont ils ont repris la tradition affairiste et l'idéologie libérale du « juste milieu »: ordre et liberté, protectionnisme, tolérance en matière religieuse.

Conséquences idéologiques de l'affaire Dreyfus:
Apparition du nationalisme (à l'extrême droite). Différencier le nationalisme de sentiment et le nationalisme de doctrine.
De sentiment: pas une idéologie autonome. Attitude politique qui s'intègre à un ensemble plus élaboré.
De doctrine: véritable idéologie à lui seul. S'élabore à l'occasion de l'affaire Dreyfus.
A partir de cette époque, la Lorraine, républicaine, vote à droite.
A Paris, les radicaux perdent la majorité au conseil municipal. Bourgeoisie et classes moyennes se rallient à la droite. Paysans adhèrent au régime républicain.
Mvt le plus représentatif: Ligue des Patriotes reconstituée en 98 par Déroulède.
Formation hostile à la République opportuniste. Bcp moins de membrres que la Ligue de la Patrie française, qui se rattache au courant de la droite nationale.

Elaboration d'un mvt encore plus radical: nationalisme révolutionnaire et antisémite, qui préfigure le fascisme. « Droite révolutionnaire ». Anticapitaliste. Défend les ouvriers, etc. Xénophobe et antisémite. Idées de Barrès, qui lui donne une assise intellectuelle.

L'Action française.
Printemps 98: petit groupe d'intellectuels antidreyfusards crée ce groupe.

Avec l'arrivée de Maurras, néo-royalisme.
Nationalisme intégral, répudiant toute référence démocratique. « la France seule ».

Convictions monarchiques pas fondées sur le droit divin. Pas de mystique royale.
Néanmoins grand nombre de croyants rallient l'Action française. Plusieurs courants apparemment contradictoires fondus en un seul.

1905: Ligue d'Action française est créée. Ecole de formation et groupe d'agitation permanente.
1908: la revue devient un quotidien, plus d'influence.

Les orléanistes du camp royaliste sont scandalisés par ces « trublions » qui prétendent servir la même cause qu'eux.

L'Action française intervient bruyamment sur la scène politique, influence dans les milieux intellectuels et universitaire. Succès.

L'affaire Dreyfus marque un tournant dans la politique?

Hughito
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