Emile Benveniste, Problèmes de linguistique générale I « Nature du signe linguistique »

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Emile Benveniste, Problèmes de linguistique générale I « Nature du signe linguistique »

Message par Gaïa le Lun 22 Sep - 23:21

NB: la vraie mise en page est carrément mieux elle est altérée par le forum:) voila, à partir de "valeurs" j'ai pas tout pigé donc compléments a chercher chez d'autres gens pour ce dernier paragraphe




F. de Saussure : théorie du signe linguistique
→ nature du signe est arbitraire (not° rencontrée systématiquement en linguistique)
On cherche ici a comprendre « en quel sens l’a pris Saussure et la nature des preuves qui le manifestent ».
Signe = le total résultant de l’association d’un signifiant (→ img acoustique) et d’un signifié (→ concept)

EXEMPLE : idée de « sœur » → liée par aucun rapport intérieur avec suite de sons s-ö-r qui lui sert de signifiant ; pourrait être représentée par n’importe quel autre
PREUVE : différence entre les langues et existence même de différentes langues
signifié « bœuf »
→b-ö-f (en France)
→o-k-s, Ochs (en Allemagne)

Donc lien signifiant/signifié = arbitraire, ou + simplement, signe linguistique = arbitraire
Par arbitraire, S. entend immotivé càd arbitraire par r/ au signifié avec lq il n’a aucune attache naturelle ds la réalité. Pr une not°, les express° varient ds le tps et l’espace, → dc n’ont plus avec elle de relat° nécessaire

• En admettant la bipartit° signifiant/signifié, doit-on caractériser le signe comme arbitraire ?

On a vu que S. → signe linguistique = signifiant+signifié
Or il entend par signifié → concept ;
Il dit que signe lingu. ≠ chose + nom mais = concept+img acoustique, puis, que la nature du signe est arbitraire car n’a avec le signifié « aucune attache naturelle à la réalité »
→ raisonnement paraît erroné car recours a un 3eme terme implicite, non compris dans la définition initiale, càd la chose même, la réalité
EX : S. a beau dire que idée « sœur » ≠ lié au signifiant s-ö-r, il n’en pense pas moins à la réalité de la not°. Idem pr la différence b-ö-f/o-k-s il se réfère malgré lui au fait que ces 2 termes s’appliquent à la même réalité

Il y a contradiction entre la manière dont S. définit le signe linguistique et la nature fondamentale qu’il lui attribue :
→ si l’on pose en principe que langue = forme et non substance (ce qu’admet S.) il faut admettre que linguistique = science des formes exclusivement
On doit donc (EX) laisser la « substance » sœur et bœuf hors de la compréhension du signe
→ Or c’est slt si l’on pense à l’animal « bœuf » dans sa particularité concrète et « substantielle » qu’on l’on est amené a juger arbitraire la relat° entre b-ö-f et o-k-s à une même réalité.

Benveniste : anomalie ds le raisonnement de S.→ solidaire du système de la pensée historique et relativiste de la fin du XIXe siècle (càd l’intelligence comparative. → considérer que la diversité des attitudes et des jugements amène à considérer que rien n’est nécessaire ; soit, « de l’universelle dissemblance, conclure à l’universelle contingence »)
EX : décider que le signe linguistique = arbitraire parce que le même animal s’appelle bœuf et Ochs, équivaut a dire que la not° de deuil = arbitraire parce qu’elle a pour symbole le noir ici et le blanc en Chine
→ Arbitraire seulement du point de vue de celui qui se borne à considérer que liaison entre réalité objective et comportement humain n’= que contingence
→ Il est vrai que ttes les dénominat° ont la même valeur par r/ à une même réalité ; leur existence est la preuve qu’aucune d’elles ne peut prétendre à l’absolu de la dénomination en soi ; cpdt, peu instructif

• Vrai pb = plus profond → « retrouver la structure intime du phénomène dont on ne perçoit que l’apparence extérieure » et « décrire sa relation avec l’ensemble des manifestat° dont il dépend ».

Signe ling. :
→ Img acoustique = signifiant
→ Concept = signifié
Lien entre les 2 ≠ arbitraire mais au contraire nécessaire.
EX : concept/signifié « bœuf » est forcément identique ds ma conscience à l’ensemble phonique/signifiant böf.
Les 2 ont été imprimés ensemble dans mon esprit, et s’évoquent tjs ensemble → symbiose si étroite que concept « bœuf » = comme l’âme de böf
L’esprit ne contient pas de formes vides ni concepts innommés.

S. dit que la pensée n’= qu’une masse nébuleuse sans rien de nécessairement limité, si l’on fait abstraction de son expression par les mots. Sans recours aux signes → incapables de distinguer 2 idées de façon claire et constante. → Avt apparit° de la langue, rien n’est distinct, pas d’idées préétablies

Inversement – esprit n’accepte de forme sonore que si elle lui sert de support a une représentation identifiable pour lui (sinon la rejette comme inconnue/étrangère)
→ signifiant/représentat° mentale et signifié/img acoustique = deux faces d’une même not°
→ se composent ensemble comme incorporant et incorporé

Signifiant
Représentation mentale
Incorporant

=traduction phonique d’un concept Signifié
Img acoustique
Incorporé

=contrepartie mentale du signifiant

Cette consubstantialité assure l’unité structurale du signe ling.

Définition de la langue (Saussure→) : comme une feuille de papier ; pensée = recto et son =verso.
→ On ne peut découper un côté sans découper l’autre
→ on ne peut isoler pensée et son – slt par une abstract° dont résultat = psychologie ou phonologie pures.
Càd la langue vaut d’abord pour le signe linguistique en lequel s’affirment ses caractères premiers.

• Maintenant, on peut délimiter zone « arbitraire » :

→ que tel signe soit attribué à tel élément et pas un autre
→ là slt on peut parler de contingence
Cpdt on a moins donné une solution au problème que signalé celui-ci pour s’en débarrasser …
En effet pb ne peut être réglé que par décret → pb métaphysique de l’accord esprit/monde qui ne peut pour l’instant pas être abordé par le linguiste
L’arbitraire = pr le linguiste manière de se défendre vs cette ?° + vs la solution instinctive qu’y apporte le sujet parlant → pour SP, adéquation complète entre langue et réalité. Le signe recouvre et commande cette réalité, il est même la réalité
Pdv du SP et du linguiste = si différents que celui du linguiste par r/ à l’arbitraire des désignations ne réfute pas le sentiment contraire du SP
Cpdt si l’on définit la nature du signe lingu. comme S., càd n’envisager que la relat° signifiant/signifié, domaine de l’arbitraire ≠ lié à la compréhension du signe lingu.

• Objection de l’onomatopée et des mots expressifs par r/ au principe d’ « arbitraire du signe » = nul

→ sphère d’emploi relativement limitée
→ expressivité = effet surtt transitoire, subjectif et secondaire
→ allusion a la réalité par l’onom. ou le mot expressif ≠ immédiate et est admise par une convention symbolique (comme pour les signes ordinaires du système)
Donc l’arbitraire n’existe ici aussi que par r/ au phénomène/à l’objet matériel → n’intervient pas dans la constitution du signe



• Maintenant → conséquences que S. a tiré du principe discuté (l’arbitraire) – qui retentissent loin

▪ muabilité et immuabilité du signe
→ immuable psqu’étant arbitraire, ne peut être mis en ?° au nom d’une norme raisonnable
→ muable psqu’étant arbitraire, tjs susceptible de s’altérer
L’1 des conséquences de l’arbitraire du signe = impuissance d’une langue a se défendre vs facteurs qui déplacent tjs rapport signifié/signifiant.

Analyse renforcée si l’on spécifie la relat° à laquelle elle s’applique (qui n’≠ entre signifiant et signifié)
→ entre signe et objet, càd la motivat° objective de la désignat°, soumise, comme telle, à l’act° de divers facteurs historiques.
Ce que démontre S. = tjs vrai mais de la significat° et non du signe.

▪ la valeur
Pour S. si choix du signe acoustique ≠ arbitraire, not° de valeur perdrait de son caractère car contiendrait 1 élément imposé de dehors. Mais valeurs restent relatives dc lien idée/son = arbitraire

Reprenons raisonnement :
Choix de telle tranche acoustique pour telle idée ≠ arbitraire ;
→ l’un n’existerait pas sans l’autre
En fait S. en parlant d’ « idée » veut dire représentation de l’obj réel et caractère non nécessaire (immotivé) du lien signe/chose signifiée
Confusion → ds la phrase « si ce n’était pas le cas, la not° de valeur perdrait qqch de son caractère, puisqu’elle contiendrait un élément imposé du dehors »
Cet élément imposé du dehors = la réalité objective → axe de référence du raisonnement

Or si l’on considère signe en lui-même et en tant que porteur d1 valeur → arbitraire = nécessairement éliminé
Valeurs restent relatives, mais comment et par r/ à quoi ?

Posons → valeur = élément du signe
Si signe pris en soi ≠ arbitraire (comme on pense l’avoir montré)
→ caractère « relatif » de la valeur ne peut dépendre de la nature « arbitraire » du signe
S’il faut faire abstract° de la convenance di signe a la réalité, il faut considérer valeur slt comme attribut de la forme et pas de la substance.
→ dire que valeurs sont « relatives » = relatives les unes aux autres
↔ n’≠ preuve de leur nécessité ?

Il s’agit ici de la langue comme syst de signes (plus du signe isolé)
Syst → agencement
→ convenance des parties en une structure qui transcende et explique ses éléments

Tt y est nécessaire → modificat° de l’ensemble et du détail s’y conditionnent réciproquement
Cette relativité des valeurs = meilleure preuve qu’elles dépendent l1 de l’autre ds le syst changeant
Ttes les valeurs = d’opposition et ne se définissent que par leur différence
Opp° → maintien entre elles en mutuelle relat° de nécessité ; or opp° = sous-tendue de nécessité, et nécessité donne corps à l’opp°
Langue ≠ ensemble de not° erratiques et de sons hasardeux → c’est bien qu’une nécessité est immanente à sa structure comme a tte structure

Dc « part de contingence inhérente à la langue »
→ affecte dénominat° (en tant que symb phonique) de la réalité et ds son rapport avec elle
Mais le signe (élément primordial de la linguistique) comprend liaison signifiant/signifié
→ doit être reconnue comme nécessaire, car 2 composantes consubstantielles l1 à l’autre.
Caractère absolu du signe linguistique ainsi entendu
→ commande a son tour la nécessité dialectique des valeurs en constante opp°,
→ forme principe structural de la langue

C/C : en faisant apparaître la contradict° qui la promeut, on a montré la fécondité de la doctrine de Saussure, et on a restauré la véritable nature du signe ds le conditionnement interne du syst ;
→ on a affermi, « par-delà Saussure, la rigueur de la pensée saussurienne

Gaïa

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Re: Emile Benveniste, Problèmes de linguistique générale I « Nature du signe linguistique »

Message par Rémi le Lun 22 Sep - 23:33

Thank you =)

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Re: Emile Benveniste, Problèmes de linguistique générale I « Nature du signe linguistique »

Message par Gaïa le Lun 22 Sep - 23:35

ur welcome!!

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Re: Emile Benveniste, Problèmes de linguistique générale I « Nature du signe linguistique »

Message par Hughito le Lun 22 Sep - 23:48

Merci!!!
Moulonguet, prépare-toi, la Connaissance est en marche!!

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Re: Emile Benveniste, Problèmes de linguistique générale I « Nature du signe linguistique »

Message par Godelieve le Mar 23 Sep - 20:44

Merci bcp!

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Re: Emile Benveniste, Problèmes de linguistique générale I « Nature du signe linguistique »

Message par Alice le Mar 23 Sep - 21:22

merci beaucoup pour cette fiche!!

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Re: Emile Benveniste, Problèmes de linguistique générale I « Nature du signe linguistique »

Message par Sarah le Sam 27 Sep - 18:08

Danke schöne ! Very Happy

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Re: Emile Benveniste, Problèmes de linguistique générale I « Nature du signe linguistique »

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