Auerbach Mimésis, "A l'hôtel de la mole"

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Auerbach Mimésis, "A l'hôtel de la mole"

Message par Marie le Jeu 16 Avr - 18:15

Auerbach, Mimésis: "A l'hôtel de la mole".

Julien Sorel, héros du roman Le Rouge et le Noir,
devient le secrétaire d'un grand seigneur, le marquis de la Mole, dont
il obtient la confiance. La fille du marquis, Mathilde, tombe amoureuse
de Julien. Extrait qui suit (tome 2 chap 4)=scène ou l'intérêt de
Mathilde pour Julien commence à s'éveiller:

"
Un matin que l'abbé travaillait avec Julien, dans la bibliothèque du marquis, à l'éternel procès de Frilair :

"Monsieur, dit Julien tout à coup, dîner tous les jours avec Mme la
marquise, est-ce un de mes devoirs, ou est-ce une bonté que l'on a pour
moi ?

— C'est un honneur insigne ! reprit l'abbé, scandalisé. Jamais M.
N... l'académicien, qui, depuis quinze ans, fait une cour assidue, n'a
pu l'obtenir pour son neveu M. Tanbeau.

— C'est pour moi, monsieur, la partie la plus pénible de mon emploi.
Je m'ennuyais moins au séminaire. Je vois bâiller quelquefois jusqu'à
Mlle de La Mole, qui pourtant doit être accoutumée à l'amabilité des
amis de la maison. J'ai peur de m'endormir. De grâce, obtenez-moi la
permission d'aller dîner à quarante sous dans quelque auberge obscure.
»


L'abbé, véritable parvenu, était fort sensible à l'honneur de dîner
avec un grand seigneur. Pendant qu'il s'efforçait de faire comprendre
ce sentiment par Julien, un bruit léger leur fit tourner la tête.
Julien vit Mlle de La Mole qui écoutait. Il rougit. Elle était venue
chercher un livre et avait tout entendu, elle prit quelque
considération pour Julien. Celui-là n'est pas né à genoux,
pensa-t-elle, comme ce vieil abbé. Dieu! qu'il est laid. À dîner, Julien n'osait pas regarder Mlle de La Mole, mais elle eut
la bonté de lui adresser la parole. Ce jour-là, on attendait beaucoup
de monde, elle l'engagea à rester."
[size=9]
Scène prépare une intrigue amoureuse passionnée et tragique. Elle
serait presque incompréhensible sans la connaissance exacte de la
situation politique sociale et économique de la France peu avant la
révolution de juillet. L'ennui dont Julien se plaint n'est pas
ordinaire(résulte pas de la lourdeur des persos qui sont, au contraire,
cultivés), il est une caractéristique politico culturelle de la
restauration : le régime bourbonien, créait dans la classe dirigeante
et les milieux officiels une atmosphère de conventionet de contrainte.
Dans ces salons il n'est pas permis de parler de ce qui interesse tout
le monde (sujets politiques, religieux, littéraires...). Grand
contratse avec les salons des siècles précédents. Mais maintenant la
crainte de voir se reproduire les évenements de 1793 pèse lourdement
sur les existences. Convaincus que toute discussion franche
signifierait leur défaite, ces hommes préferent s'entretenir du temps
qu'il fait et des potins de la cour.
Voilà pour l'ennui. La réaction de Julien et sa présence à l'hôtel de
la mole ss'expliquent aussi par la configuration politique et sociale
du moment. Julien s'enthousiasme pour les idées révolutionnaires et
napoléoniennes, et méprise l'hypocrisie et la corruption des classes au
pouvoir.Trop romanesque et ambitieux pour se contenter d'une existence
banale dans la bourgeoisie. C'est pour ça qu'il va passer par l'Eglise
pour prendre plus de pouvoir. Mais son caractère spontané et passionné
le trahit dans les moments les plus décisifs, comme cette scène(confier
à l'abbé ses sentiments sur le salon de la marquise). Un tel sentiment
de supériorité convient mal à un jeune homme de l'Eglise=> L'abbé
désapprouve le spropos de Julien. Mais Stendhal ne précise pas que
c'est aussi du à son expérience de janséniste=voir les chapitres
précedents.
Les caractères et les attitudes des persos ainsi que leurs
relations entre eux sont donc intimement accordés aux circonstances de
l'époque. Les conditions politiques et sociales du temps sont intégrées
à l'action d'une manière plus exacte et réaliste que dans aucun autre
roman antérieur. Les autres milieux dans lesquels Julien évolue (comme
la maison de Mme de Rênal) sont aussi déterminés sociologiquement en
conformité avec le moment historique.

Nous avons désigné le moment qui fit naitre le réalisme tragique
moderne fondé sur l'histoir en cours: la Révolution Française. Marque
de par la vitesse a laquelle elle s'est propagée . Les progrès
techniques et scolaires de l'époque résultaient de cette révolution. Le
rythme des changements exige un effort constant et pénible d'adaptation
intérieure et provoque des crises. Finalement c étonnant que ce soit
Stendhal qui ait inauguré ce genre de roman, ce n'était pas à
proprement parler une "grande figure", ses idées sont souvent
dépourvues de certitude intérieure, trop fluctuantes. Mias les
circonstances le façonnèrent de telle sorte qu'il fût contraint de
répondre au défit de la réalité de manière originale.
Stendhal fit une brillant ecarrière dans l'administration
napoléonnienne. Lorsque la chute de Napoléon le prive de ses fonctions,
il a 32 ans. Mène une vie errante. et enchinera des boulots
administratifs bcp moins glorieux. C'est dans la triste et deuxième
partie de sa vie qu'il écrit, au cours de laquelle il acquiert une
réputation d'homme spirituel mais moralement et politiquement douteux.
=>Stendhal ne prit conscience de lui mm et ne devint un écrivain
réaliste qu'au moment ou il chercha un "port pour sa barque secouée par
la tempête", au moment ou il compris qu'il n'avait sa place nulle
part,malaise qui ressemble à celui qu'avait Rousseau. Mais à la
différence de Rousseau, il avait le goût de l'action pratique et de la
jouissance matérielle dans un premier temps. C'est quand tout ça
commence à lui échapper que la société de son temps devient un pb et un
sujet pour lui. S s'interressa aux mutations de la société existante.
Puise dans la réalité qui s'offre à lui, choisit les hommes au
hasard(pour lui le meilleur moyen de se livrer à la réalité donnée. Son
monde est bien plus ample et sa description bien plus exacte que
d'autres auteurs réalistes comme Schiller. On peut donc considérer S
comme le fondateur d'un "réalisme sérieux".

L'esprit dans lequel il envisage les évenements et tente de reproduire
l'engrenage est encore à peine influancé par l'historisme= il ya
conscience des changements mais pas nécessairement compréhension. On
trouve chez S des motifs rationalistes, empiriques, sensualistes, mais
guère ceux de l'historisme romantique. La manière dont il considère
l'absolutisme, la religion et la noblesse ne diffère pas de celle d'un
adepte moyen de la philosophie des Lumières(y voit un tissu de
superstitions, d'intrigues et d'impostures). D'autre part il traite mm
les classes qui devraient avoir sa sympathie du fait de ses opinions
d'une manière très critique. Il a horreur de l'honnête bourgeoisie et
de la vertu républicaine des USA=> S est un grand bourgeois
aristocrate fils de l'Ancien Régime, il ne veut ni ne peut devenir un
bourgeois du XIXe. Il a qq fois des accès de socialisme, mais l'odeur
et le bruit de la masse lui sont insupportables. Il aime s'étendre sur
les particularités régionales ou nationales. On pourrait parler de
réalisme géographique. Enfin il voit bien moins dans le perso le
produit d'une situation historique qu'un atome perdu en son sein. En
outre la conception de S de l'homme est dans un ensemble matérialiste
et sensualiste=>Sa conception de l'esprit et de la liberté est
héritée du XVIIIe. Toujours il ressent et vit la réalité de son temps
comme une résistance. Son réalisme est donc davantage lié à son
existence, produit de la lutte qu'il a du mener pour s'affirmer.
Explique que le niveau stylistique de ses romans se rapproche de la
tragédie, Julien est plus un "héros" que les persos de Flaubert par ex.
Mais il y a un point qui le rapproche de ses contemporains romantiques:
sa lutte contre les frontières stylistiques que le classicisme avait
tracé entre réalisme et tragique.







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Marie

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Re: Auerbach Mimésis, "A l'hôtel de la mole"

Message par Marie le Jeu 16 Avr - 18:17




Un
autre écrivain de la génération romantique, Balzac, a envisagé la
représentation de l'époque ou il vivait comme sa tâche par excellence.
Il peut être considéré, comme S, comme le créateur du réaliqme moderne.
Pour illsutrer sa méthode, on va évoquer le portrait de Mme Vauquer,
maitresse de pension qui apparait au début du Pere Goriot. Ce portrait est précédé de la description du quartier et de la maison dans une impression de pauvreté desespérante:

"
Cette pièce est dans tout son lustre au moment où, vers sept heures du
matin, le chat de madame Vauquer précède sa maîtresse, saute sur les
buffets, y flaire le lait que contiennent plusieurs jattes couvertes
d'assiettes, et fait entendre son rourou matinal. Bientôt la veuve se
montre, attifée de son bonnet de tulle sous lequel pend un tour de faux
cheveux mal mis ; elle marche en traînassant ses pantoufles grimacées.
Sa face vieillotte, grassouillette, du milieu de laquelle sort un nez à
bec de perroquet ; ses petites mains potelées, sa personne dodue comme
un rat d'église, son corsage trop plein et qui flotte, sont en harmonie
avec cette salle où suinte le malheur, où s'est blottie la spéculation
et dont madame Vauquer respire l'air chaudement fétide sans en être
écœurée. Sa figure fraîche comme une première gelée d'automne, ses yeux
ridés, dont l'expression passe du sourire prescrit aux danseuses à
l'amer renfrognement de l'escompteur, enfin toute sa personne explique
la pension, comme la pension implique sa personne. Le bagne ne va pas
sans l'argousin, vous n'imagineriez pas l'un sans l'autre. L'embonpoint
blafard de cette petite femme est le produit de cette vie, comme le
typhus est la conséquence des exhalaisons d'un hôpital. Son jupon de
laine tricotée, qui dépasse sa première jupe faite avec une vieille
robe, et dont la ouate s'échappe par les fentes de l'étoffe lézardée,
résume le salon, la salle à manger, le jardinet, annonce la cuisine et
fait pressentir les pensionnaires. Quand elle est là, ce spectacle est
complet. Agée d'environ cinquante ans, madame Vauquer ressemble à
toutes les femmes qui ont eu des malheurs . Elle a l'oeil vitreux,
l'air innocent d'une entremetteuse qui va se gendarmer pour se faire
payer plus cher, mais d'ailleurs prête à tout pour adoucir son sort, à
livrer Georges ou Pichegru, si Georges ou Pichegru étaient encore à
livrer. Néanmoins, elle est bonne femme au fond , disent les
pensionnaires, qui la croient sans fortune en l'entendant geindre et
tousser comme eux. Qu'avait été monsieur Vauquer ? Elle ne s'expliquait
jamais sur le défunt. Comment avait-il perdu sa fortune ? Dans les
malheurs, répondait-elle. Il s'était mal conduit envers elle, ne lui
avait laissé que les yeux pour pleurer, cette maison pour vivre, et le
droit de ne compatir à aucune infortune, parce que, disait-elle, elle
avait souffert tout ce qu'il est possible de souffrir."
Portrait
rattaché à apparition de la femme dans la matinée dans la salle à
manger: pénétre dans la piece qui est son champ d'activité, description
dominée par l'harmonie qui existe d'une par entre sa personne son
milieu. La seconde partie du texte ou le theme de l'harmonie n'apparait
plus est consacrée à la vie passée de Mme Vauquer+caractéristiques
corporelles.. Très souvent, B mêle les traits physiques, moraux et
biographiques dans ses portraits. Dans ce cas, ce qui nous est dit du
caractère et du passé de Mme Vauquer ne sert pas à les expliquer mais à
situer le perco dans sa vraie lumière: "lumière douteuse d'un démonisme
trivial et subalterne". Elle "a eu des malheurs": B reproduit en
discours indirect le bavardage inconsistant, plaintif et bourré de
clichés par lequel elle répond à ceux qui s'interessent à son sort, ça
et plein d'autres exemples dans le texte et aussi le reste du roman
montre que Mme Vauquer semble en être "une bonne femme", mais qu'elle
sera capable de touets les bassesses pour améliorere son sort.
=>la seconde partie complète la 1ere: 1ere la présente comme la
synthese du milieu qu'elle gouverne, 2eme approfondit ce que son
caractere a d'impénétrable et de bas, traits qui doivent se manifester
dans ce mm milieu.
B ne s'est pas borné comme S à situer les individus dont il racontait
le destin avec sérieux dasn le cadre hist et soc déterminé, il a plus
ressenti les milieux. Tout milieu devient pour lui une atmosphère
physique et morale qui imprègne le paysage , l'habitat, les
vêtements...et en mm temps la situation hitorik générale apparait comme
l'atmosphère globale qui enveloppe tous ces milieux.
Pour bien expliquer le réalisme de B, il faut distinguer soigneusement
les courants qui confluent sur lui. Dans l'avant propos de la Comédie humaine,
B explique son oeuvre par une comparaison entre le règne enimal et la
société humaine. Il tente de fonder sa conception de la société humaine
sur des analogies biologiques. Le biologisme qui hante l'esprit de B
est mystique spéculatif et vitaliste. Les entités "homme" et "animal"
sont conçues comme des réalités fixes , formes d'idées platoniciennes.
Ce sont les milieux qui chanfeny au cours de l'Histoire mais pas ces 2
notions. Après, B tente dans son avant propos d'établir la spécificité
de la Société par rapport à la nature(par exemple dans la société on
peut passer d'une espèce à une autre, on peut unir différents
espèces...). B poursuit par une polémique contre l'historiographie
courante et lui reproche d'avoir négligé juque ici l'histoire des
moeurs(tâche que lui s'est fixé avec ses 4000 personnages). En gros, B
conçoit dans cet avant proposle roman de moeurs comme une histoire
philosophique et son activité d'écrivain comme celle d'un historien; il
veut que tous les genres et tous les niveaux stylistiques soient
légitimes dans des oeuvres de cette sorte. Il veut réunir l'ensemble de
ses romans en un tout=un tableau général de la société française du
XIXe.
Il veut rendre compte de la raison de ces effets sociaux, voir "en
quoi les sociétés s'écartent ou se rapprochent de la règle éternelle,
du vrai, du beau". Mais touts ces assertions l'induit à recourir à des
concepts classiques qu'il ne peut pratiquement plus utiliser dans un
roman. Thèmes (biologik, historik, moralistes) sont épars dans
l'oeuvre. Le plus dominant, c la comparaison physique/biologie comme
ici(en parlant de Rastignac): "avec l'ardeur dont est saisi l'impatient
calice d'un dattier femelle pour les fécondantes poussières de son
hyménée". Les éléments biologiques et les éléments historik se mêlent
remarquablement dans l'oeuvre de B, en dépit des exagérations et
imprécisions. Mais le moralisme classique fait très souvent l'effet
d'un corps étranger, se traduit dans les maximes généralesà contenu
moral. Le moralime ne convient ni à son style ni à son tempérament.
B conçoit le présent en tant qu'histoire. Ses persos, ses atmosphères,
si actuels qu'ils soient, nous sont montrés comme des phénomènes
procédant des évenements et des forces historiques(ex: description de
l'origine de la fortune des Grandet dans Eugénie Grandet).
L'invention ne puise pas dans l'imagination mais dans la vie
réelletelle qu'elle se présente en tous lieux. B adopte une attitude
proche de celle de S: il la prend au sérieux, et mm au tragique.
L'irruption du sérieux existentiel et tragique dans le réalisme avec B
et S, c'est en étroite relation avec le grand mouvement romantique du
mélange des styles(cf Shakespeare contre Racine).


S conserve encore des instinctsdu XVIIIe siecle puisqu'il méprisait
son temps, et la figure de Napoléon continue de vivre en lui. Ses héros
sont grands et hardis dans leurs pensées comme dans leurs passions. La
liberté du coeur et de la passion tiennent d'une supériorité
aristocratique et d'un goût de jouer avec la vie plus caractéristique
de l'ancien régime que du XIXe.
B plonge ses héros bien plus profondemment dans la contingence. Prend
au tragisue n'importe quelle contrariété, toute manie devient devient
chez lui une grande passion , prêt à faire un héros de n'importe quel
malheureux(nomme le pauvre Pere Goriot "Christ de la paternité").



Chez Flaubert, le réalisme devient impartial, impersonnel et objectif. extrait de Mme Bovary:
"Mais c’était surtout aux heures des repas qu’elle n’en pouvait
plus, dans cette petite salle au rez-de-chaussée, avec le poêle qui
fumait, la porte qui criait, les murs qui suintaient, les pavés
humides ; toute l’amertume de l’existence, lui semblait servie sur son
assiette, et, à la fumée du bouilli ,il montait du fond de son âme
comme d’autres bouffées d’affadissement. Charles était long à manger ;
elle grignotait quelques noisettes, ou bien, appuyée du coude,
s’amusait, avec la pointe de son couteau, à faire des raies sur la
toile cirée.
"
C'est
le point culminant d'une narration qui a pour sujet l'insatisfaction de
Mme Bovary. C ce que F suggère souvent en décrivant l'environnement
ennuyeux d'Emma telle qu'il apparait aux yeux de celle ci. La suite de
ce paragraphe raconte comment elle se laisse aller(maison, elle mm,
maladie...). La paragraphe lui mm représente une scène, mais qui est
si=ubordonné au sujet principal(lumiere de ce que ressent Emma=ce qui
se passe sur la table). Contraste entre le dégoût d'Emma et le plaisir
qu'a Charles à manger. Il en devient ridicule, tout ce qui enerve
Emma(grisaille, pas de nappe, mets médiocres) semble provenir de
Charles. C'est donc d'Emma que par la lumière qui éclaire tout le
tableau, mm si elle fait elle mm partie du tableau(ce n'est pas elle
qui parle). Si l'on veut comparer ce mode de représentation avec celui
de S et B, il faut relever que nous y rencontrons égalemnt les 2 traits
du réalisme moderne: dans ce texte des évenements de la vie quotidienne
sont pris au sérieux, et ils sont emergés profondémment dans l'histoire
contemporaine(époque de Louis Philippe). Mais l'attitude de F à l'égard
de son objet est différente. B et S nous disent svt ce qu'ils pensent
de leurs persos(commentaires ou éléments qui montrent
l'identification). Pas chez F.

Il n'y a pas pour F de sujets nobles et de sujets bas, la Création
est une oeuvre d'art sans parti prisl'artiste doit imiter les
principes de création et tout objet contient a ala fois un élément
noble et bas. La scène n'a rien d'exceptionnelle en elle mm(vieux
couple), il ne se passe rien, mais ce rien est devenu qqch qui est
lourd, diffus mençant. F ordonne verbalement les les confuses
sensations de malaise qui naissent en Emma et en fait ici un tableau
homogène, avec la succession de ce genre de tableaux, on voit la
triste destinée humaine s'acheminer lentement vers sa fin.
L'interprétation de la situation est contenue dans sa description mm.
Charles ne sait pas ce ki se passe dans la tête d'Emma. Ils ont si peu
de choses en commun qu'ils n'en viennent mm pas à un dispute. Chacun
est empetré dans son propre monde, monde stupide et faux qui lui est
impossible de concilier avec la vie réelle. Dans son roman le monde
n'est fait que de sottises sans rapport avec la réalité vraie, elle y
semble donc absente. La langue sert donc de critère pour dénoncer la
sottise, et là elle participe au réalisme.
Comment la représentation Flauberienne entre t elle dans les catégories
du tragique et du comique? Le lecteur est souvent pris par le destin
d'Emma de manière tragique. Mais la manière dont le roman dénude dans
sa langue la sottise et l'immaturité d'Emma exclut l'idée de vraie
tragédie. Mais elle n'est pas non plus comique. Par la vérité des
objets de son observation, F crée une oeuvre critique et didactique.
L'essence des évenements de la vie quotidiennecoule obstinément et
mollement, dans une staticité prolongée indéfiniment. F a surmonté la
véhémence et l'incertitude romantique dans le traitement des sujets
contemporains. Peu d'auteurs les ont représenté avec autant de clarté
et de probité.


Le traitement sérieux de la réalité contemporaine, l'ascension
de vastes groupes humains socialement inférieurs, l'intégration des
individus et des évenements les plus communsdans le cours général de
l'histoire contemporaine, l'instabilité de l'arriere plan
historique=Fondements du réalisme moderne.

Marie

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Re: Auerbach Mimésis, "A l'hôtel de la mole"

Message par Marie le Jeu 16 Avr - 18:19

allez savoir pourquoi mon putain d'ordi a choisi de faire cette mise en page. dsl mais je il ne veux rien entendre!

Marie

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Re: Auerbach Mimésis, "A l'hôtel de la mole"

Message par Hughito le Jeu 16 Avr - 19:45

merciiiiiiiiiiiiii

Hughito
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Re: Auerbach Mimésis, "A l'hôtel de la mole"

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