Morales du grand sièce, Paul Bénichou

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Morales du grand sièce, Paul Bénichou

Message par Hughito le Mar 6 Jan - 22:19

La fiche arrivera demain, après-demain au plus tard.

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Re: Morales du grand sièce, Paul Bénichou

Message par Hughito le Jeu 8 Jan - 15:11

Voici la fiche. 95% de paraphrase, c'est plus de l'élagage qu'autre chose.
Bonne lecture!


Morales du grand siècle,
Paul Bénichou

Racine




La tragédie de Racine peut être considérée comme la rencontre d'un genre littéraire traditionnellement nourri de sublime avec un nouvel esprit naturaliste délibérément hostile à l'idée même de sublime.
Dans la première moitié du 17ème siècle, en France, la tragédie cherche avant tout à produire dans le public l'élan de l'admiration morale. Habitudes et conventions sont orientés vers le grand, l'héroïque: pensées rares, grandes actions, délicatesses du coeur. Personnages sont des Rois, des Princes.
Il y a ainsi chez Racine une forte tentation de tragédie héroïque, il ne faut pas croire qu'il y introduisit du premier coup la nature. L'homme naturel se glissa dans le théâtre tragique, sann en violer le cadre ni les apparences et sans que l'ambition du sublime ait jamais cessé tout à fait de s'attacher aux créations du poète. Tout le théâtre de Racine est fait d'oscillations entre le sublime traditionnel et une psychologie qui le contredit, d'aménagements et de gradations nuancées, souvent indécises, au milieu desquelles les éléments les plus nouveaux n'ont pas toujours, à première vue, leur plein relief.
Dans les premières pièces de Racine, la Thébaïde, l'Alexandre, qui sont au goût du temps,, rien n'apparaît de cette psychologie nouvelle de l'instinct qui sera plus tard l'originalité principale de Racine. Les passions vont de l'héroïque au tendre (tendresse= forme renouvelée de la vieille religion courtoise et de ses thèmes traditionnels; dévouement absolu à l'objet aimé et idéalisation de l'amour.
Le conflit est très amorti entre cette tendresse et les plus grandes vertus. Pour que ce conflit éclate, il faudrait que la tendresse se mît en révolte ouverte contre les valeurs morales admises par la société. Mais cela n'est pas toujours le cas le plus fréquent: dans l'Astrée, la générosité, sous ses formes les plus sublimes, conserve toujours ses droits. Aussi il ne peut être question que de nuances, d'un dosage entre héroïsme et tendresse.

Chez Corneille, héroïsme dominant.
Dans les romans ou certaines tragédies contemporaines de celles de Racine, la tendresse domine.
Dans l'Alexandre, large part est faite à l'héroïsme et à la gloire.
On comprend cette interpénétration du sublime et de la tendresse si l'on se souvient de leur source commune: ce sont les deux créations principales de l'idéalisme aristocratique. Héroïsme et tendresse sont tous les deux liés à une certaine qualité d'âme, sans laquelle on ne peut concevoir de vrai héros ou amant; ce sont également des raisonneurs dans ces domaines.
C'est l'absence de ce trait distinctif chez les héros raciniens qui traduit un bouleversement profond de la psychologie tragique. L'originalité de Racine vient de son rejet de l'héroïsme et de la tendresse, au nom de la nature.


*

Andromaque en est l'inauguration.
Bien des éléments traditionnels du théâtre tragique y sont présents: le cadre de l'intrigue est le débat entre la Grèce victorieuse et les restes de Troie, les intérêts d'Etats et les devoirs de famille sont présents, un roi fier et violent s'oppose au parfait amant,la veuve d'Hector
à une princesse orgueilleuse, etc.

Cependant avec Andromaque se dessine une psychologie de l'amour, approfondie plus tard dans Bajazet et Phèdre, ce qui est le plus ouvertement et violemment , à la tradition.
A l'esprit de chevalerie romanesque ambiant dans le théâtre, Racine oppose une tragédie qui présente un amour violent et meurtrier, contraire aux habitudes courtoises.
Contrairement à la soumission, le dévouement de l'amour chevaleresque, l'amour tel qu'il apparaît chez les deux personnages principaux d'Andromaque est un désir jaloux, avide, s'attachant à l'être aimé comme à une proie. Au lieu d'un culte rendu à une personne idéale, c'est un amour dans lequel la passion de posséder est liée à une insatisfaction profonde, qui ne se conçoit pas heureux et partagé, qui se traduit par une agressivité violente à l'égard de l'objet aimé sitôt qu'il fait mine de se dérober.
L'équivalence de l'amour et de la haine, qui naissent l'un de l'autre, est au centre de la psychologie racinienne.

On entrevoit cependant chez Pyrrhus et Hermione la possibilité d'une autre attitude, si leurs voeux étaient exaucés. De même concernant l'Atalide de Bajazet, partagée entre le désir de sauver la vie de Bajazet, qu'elle aime, en renonçant à lui pour apaiser Roxane, et celui de provoquer sa mort plutôt que de le perdre, en faisant éclater leur amour. Le premier désire triomphe dans la conscience, bien que le second soit assez fort pour dicter la conduite dans un moment décisif et déchaîner la catastrophe:

Et lorsque quelquefois de ma rivale heureuse
Je me représentais l'image douloureuse,
Votre mort (pardonnez aux fureurs des amants)
Ne me paraissait pas le plus grand des tourments,

dit-elle à Bajazet au moment même où elle le supplie de feindre de l'amour pour sa rivale; mais enfin elle le supplie, et, assurée au moins qu'il l'aime,elle fera tout pour le sauver après l'avoir perdu.
Chez le personnage de Roxane, l'agressivité semble fondue en toute occasion à l'attitude amoureuse, et on a peine à l'imaginer heureuse; dès le début la menace est dans sa bouche comme l'expression naturelle de l'amour:

Bajazet touche enfin au trône des sultans:
Il ne faut plus qu'un pas. Mais c'est où je l'attends.

A Bajazet:

songez-vous que je tiens les portes du palais,
que je puis vous l'ouvrir ou fermer pour jamais,
Que j'ai sur votre vie un empire suprême,
Que vous ne respirez qu'autant que je vous aime?

Avant Bajazet, Racine avait représenté dans Néron l'union de l'amour et de la cruauté; Néron aime en Junie sa victime, il tombe amoureux en la voyaant dans une détresse dont il est la cause. Dans un tel caractère, la vertu aperçue dans l'objet aimé peut en augmenter l'attrait, mais en irritant le désir, non en exaltant le dévouement:

Et c'est cette vertu si nouvelle à la cour
Dont la persévérance irrite mon amour Britannicus

c'est le mécanisme de l'amour courtois pris à rebours de son sens ordinaire, et comme parodié.

Chez Phèdre, la relation entre inimitié et amour est la plus étroite.

La haine de celui qu'elle aime emprunte un surcroît de force à l'impossibilité morale de s'abandonner à son désir. Parce que son amour la persécute, elle voit Hippolyte comme un persécuteur:

Mon repos, mon bonheur semblait être &affermi;
Athènes me montra mon superbe ennemi...
Par mon époux lui-même à Trézène amenée
J'ai revu l'ennemi que j'avais éloigné.

Cet état de torture passive se change en agression lorsque Phèdre découvre les amours d'Hyppolite et d'Aricie; sa haine latente est libérée, elle dénonce à Thésée son innocent persécuteur en lui imputant son propre crime. De sorte que Phèdre nous représente un véritable délire de persécution, issu d'un amour coupable et aboutissant à un attentat.
L'instinct de destruction accompagnant l'amour des personnages raciniens ne les épargne presque jamais eux-mêmes: Hermione, Athalide, Phèdre, se suicident.
Racine a substitué passion brutale et possessive à l'amour idéal de la chevalerie; en même temps qu'elle se meut dans les limites de la limite de la nature, elle est impuissante à y trouver son aliment et son équilibre.

Racine se rattache ainsi aux vues inhumaines de Port-Royal(?).

*

Le théâtre de Corneille n'est pas exempt de violences et d'horreurs. Mais même en cela il reste au-dessus de la nature; jalousie, crime s'y accompagnent d'une affirmation consciente de l'individu.
La passage de l'amour à la haine s'y fait avec clarté et éclat; chez Racine les volte-faces de l'instinct mènent et ballottent le moi au lieu de l'exalter. La passion racinienne tend à posséder celui qui l'éprouve; elle est négation de la liberté, réfutation vivante de l'orgueil. L'homme est rabaissé au niveau de la nature. La passion submerge sa conscience en même temps que sa volonté, et lui fait illusion sur ce qui le conduit.
C'est là qu'on aperçoit nettement le chemin parcouru de Corneille à Racine:
le langage d'Hermione ne renseigne sur l'Hermione véritable qu'à travers une déformation qu'il appartient au spectateur de corriger si il veut saisir les vrais ressorts qui la font agir, et que ses propos sont destinés à dissimuler à nos yeux comme aux siens; tandis que celui de Chimène ou d'Emilie est à l'image de leurs actes et mobiles vrais.

Dans le dépit amoureux apparaît clairement cette duplicité du conscient et de l'inconscient.
Hermione abandonnée de Pyrrhus prétend ne plus l'aimer mais veut rester auuprès de lui afin de pouvoir le haïr davantage, et comme Cléone veut l'éclairer sur elle-même:

Pourquoi veux-tu, cruelle, irriter mes ennuis?
Je crains de me connaître en l'état où je suis.

La passion a besoin d'obscurité pour agir.
Racine est ici fidèle au jansénisme et fait de l'intelligence une duperie: l'argumentation des personnages les place au plus bas de l'échelle humaine.
Ex: Atalide interprète de façon délirante la soumission de Bajazet à Roxanne.
Faux usage de la raison qui s'apparente à une caricature de l'héroïsme, réduit à une façade verbale.

Ainsi Hermione évoque constamment son devoir et sa gloire afin de rester auprès de Pyrrhus qui lui est infidèle:

... Songez quelle honte pour nous
Si d'une Phrygienne il devenait l'époux!

De même quand Pyrrhus revient à elle, elle congédie Oreste en termes cornéliens:

L'amour ne règle pas le sort d'une princesse
La gloire d'obéir est tout ce qu'on vous laisse.

Lorsqu'elle veut convaincre Oreste de tuer Pyrrhus qui l'a délaissée à nouveau, elle met en avant sa gloire offensée et la haine des tyrans.
C'est le langage de Corneille, mais à une place où tout le dénonce comme mensonger.
La tradition héroïque, fidèle à elle-même en apparence, ne se trouve ici que pour se nier.


*


Cependant, la violence de la passion racinienne ne s'accompagne pas toujours d'un égarement de la raison. --> après Andromaque, Racine s'attache plus à une déchéance lucide, qui se contemple avec désespoir et se sait sans remède.
L'altération inconsciente du jugement, si elle marque un moment plus avancé dans l'anéantissement du moi héroïque, s'accompagne d'un état d'irresponsabilité qui peut nuire à la profondeur pathétique: il y a beaucoup plus de douleur dans la perdition qui se mesure elle-même.
Hermione et Roxane, les moins déprimées des héroïnes de Racine, prennent plaisir à contempler leur infortune; ainsi Hermione:

Le cruel! De quel oeil il m'a congédiée!
Sans pitié, sans douleur, au moins étudiée.
L'ai-je vu se troubler et se plaindre un moment?
En ai-je pu tirer un seul gémissement?
Et je le plains encore? Et pour comble d'ennui,
Mon coeur, mon lâche coeur s'intéresse pour lui?

Roxane, à qui la révélation de sa défaite dévoile sa faiblesse:

Tu ne remportais pas une grande victoire,
Perfide, en abusant ce coeur préoccupé
Qui lui-même craignait de se voir détrompé.

La lamentation tragique devant le destin, langage stoïque, devient chez Racine lamentation véritable, transposée de l'ordre de la fatalité extérieure à celui de la fatalité passionnelle, surchargée des angoisses du remords et du mépris de soi.
La passion coupable est un aveu radical de misère pour l'orgueil du moi, aveu qui peut atteindre l'intensité de grandes angoisses métaphysiques.

Et moi, triste rebut de la nature entière
Je me cachais au jour, je fuyais la lumière... (Bajazet)

Caractère inquiétant de l'instinct justifie une répression sévère qui justifie en retour l'horreur de l'homme pour son être. Lutte sans fin de la nature et de la morale, qui comporte antithèses et retours; diverge fortement de l'élan direct et continu de la sublimation héroïque.


*

Hughito
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Re: Morales du grand sièce, Paul Bénichou

Message par Hughito le Jeu 8 Jan - 15:13

La suite :


*


La révolution accomplie entre Alexandre et Andromaque est donc une révolution dans la psychologie de l'amour; c'est en effet le seul domaine (l'amour) où l'égoïsme peut s'unir à la perte de soi et à l'égarement. Cependant, ambition et orgueil sont depuis trop longtemps ancrés dans la tragédie pour qu'il échappe à la nécessité de les accommoder à l'atmosphère nouvelle qu'il a créée.
Selon l'opinion de l'époque, on ne peut faire grand sans peindre le grand, et Racine veut montrer qu'il y excelle aussi. La peinture de l'amour n'occupe donc pas son théâtre tout entier. Pour ses contemporains, la partie la plus importante de l'oeuvre est celle où il peint des héros ambitieux et de grands intérêts.




Mais même ici, l'accent de la grandeur diffère (chez Racine). Il y a altération du sublime héroïque.
Demi-teintes. Les personnages de racine ne sont pas toujours exempts d'orgueil.
--> Hermione qui rougit de voir Oreste contempler son infortune:

Quelle honte pour moi, quelle triomphe pour lui
De voir mon infortune égaler son ennui!
Est-ce là, dira-t'il, cette fière Hermione?

Roxane ressent l'indifférence de Bajazet comme une offense:

Ô ciel, à cet affront m'auriez-vous condamnée?

Quand son malheur cesse d'être douteux, les tourments de l'orgueil s'accroissent:

dans ce comble de gloire où je suis arrivée,
à quel indigne honneur m' avais-tu réservée ?
Traînerais-je en ces lieux un sort infortuné,
vil rebut d' un ingrat que j' aurais couronné,
de mon rang descendue, à mille autres égale,
ou la première esclave enfin de ma rivale ?

La nouveauté vient de ce que cet orgueil est exaltant. L'orgueil n'est plus aiguillon de l'honneur mais mesure du déshonneur, ranimant une blessure toujours ouverte, entretenant le sentiment de déchéance, qui ne peut s'oublier que dans la violence. Devenu violent et misérable, il est rentré dans la nature.
Les sentiments d'orgueil et d'ambition ne sont plus soutenus par la conscience, ils ne se connaissent ni ne se décrivent et donc ne sont pas exaltants.

Vauvenargues: « Les personnages de Corneille parlent afin de se faire connaître; les personnages de racine se font connaître parce qu'ils parlent ».
Les personnages raciniens se découvrent dans leur propos, sans toujours se connaître.


Racine, dans Britannicus et Mithridate, à essayé d'écrire des tragédies peignant des grandes ambitions (mises au premier plan). Dans Britannicus l'intrigue amoureuse est du moins balancée par le duel d'ambition entre Néron et sa mère.
Agrippine diffère d'une ambitieuse cornélienne: son orgueil est comme une expansion soudaine, déréglée du moi, s'accompagnant de plus de souffrance que de satisfaction:

Que dis-je? l'on m'évite, et déjà délaissée...
Ah! Je ne puis, Albine, en souffrir la pensée.

Cet orgueil jamais ne s'exprime en maximes glorieuses mais éclate en démarches imprudentes, menaces.
Mithridate est orgueilleux sans sublime et grand sans chevalerie; il est gouverné par une nature violente, qui le conduit obscurément.
Racine, toujours, peint des passions réputées grandes sous leur jour le moins édifiant.
Naturalisme racinien.

*

C'est seulement à la fin du XIXème que l'audace du naturalisme racinien est découverte.
En effet, à l'époque, penchant croissant du public pour une littérature affranchie des préjugés moraux ou mondains. Mise en valeur des écrivains qui peignent la vérité humaine sans pitié.
Racine: goût allié à la vérité, tempérament de l'art imposé aux passions de la nature. Mais pas toujours règne de la brutalité de la nature sur les ruines du sublime; en bien des cas adoucit la gloire,
humanise l'héroïsme, attendrit l'amour; conception nouvelle de la noblesse morale.
Adoucissement général des vieux idéaux héroïques.
Imprègne de douceur et tendresse les sentiments tragiques. Jamais de coupure entre attitude héroïque et expression simple des mouvements du coeur.

Ex: comparer Andromaque veuve: rancune naturelle et fierté décente, avec la Cornélie de Pompée : haine éclatante et jactance.
Vauvenargues: « sentiment fin et fidèle de la belle nature »
Nouveauté morale: accommodation de vertus héroïques à l'atmosphère tempérée de la cour.

Révolte de Bérénice est sans orgueilleuse exaltation, sans grandiloquence exagérée.
Elle se résigne de façon touchante:

Bérénice, Seigneur, ne vaut point tant d'alarmes.

Moins désespoir que colère, amour plus qu'amour-propre.
Forme délicate du sublime liée à l'utilisation tragique de la violence:
la plainte, chez Racine, accompagne la cruauté. Substituant à l'héroïne parleuse et hautaine une victime secrètement gémissante, Racine allie poésie cruelle, pathétique voilée, peinture vraisemblable de beaux sentiments.

*

Mais difficultés. Chez les figures masculines, cet adoucissement devient fade.
Ici, développement sur les difficultés de faire un pièce politique; chez racine, naturalisme prend toujours le pas.

*

Influence de la cour: perte de la grandeur tragique par dégradation de l'héroïsme; fait place à l'idée de majesté, puissance qui vient d'en haut. Homme touche Dieu par la puissance et le bonheur.

Iphigénie:

Qui sait même, qui sait si le ciel irrité
a pu souffrir l' excès de ma félicité ?
Hélas ! Il me semblait qu' une flamme si belle
m' élevait au-dessus du sort d' une mortelle.

Dans Bérénice, éloge du charme royal (Titus).

Qualité surhumaine du héros détachée de tout jugement moral; libération permise par le triomphe de la monarchie absolue.


Encore un développement politique...

*

Conclusion

Tragédie de Racine moins représentative que celle de Corneille, car moins spontanément, moins directement l'expression d'un milieu social et d'une tendance morale. Composée d'éléments d'éléments divers, parfois contradictoires, s'équilibrant par un miracle de nuances. Mélange génial d'inspiration janséniste et goût de la jeune cour de Versailles, coulés dans le même moule qui a servi à Corneille.
Violence pessimiste des peintures du coeur (nihilisme janséniste).
Cruauté des passions, vérité de la conduite, délicatesse de la sympathie, résonances grandioses du récit, tout tend à mettre la tragédie en harmonie avec le penchant de l'époque nouvelle: désaffection du sublime.

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Re: Morales du grand sièce, Paul Bénichou

Message par Gaïa le Jeu 8 Jan - 20:41

merci hugo
a fait hmm je vois mal comment une fiche ne peut pas être de la paraphrase
un condensé c'est sûr, un résumé peut-être... bref
benichou me voilaaaaaaaaaaaaaaaaa

(hahaha quelle idée de s'appeller benichou)

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Re: Morales du grand sièce, Paul Bénichou

Message par Hughito le Jeu 8 Jan - 22:58

C'est gentil de me défendre contre moi-même Smile
Disons que sur cette fiche je n'ai pas réussi souvent à réduire le texte...

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Re: Morales du grand sièce, Paul Bénichou

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